L’après ski, non juste l’après saison!

Après le boulot, le réconfort. Après trois mois de travail en skifield, il est tant de partir à la découverte de ce pays réputé pour ses paysages à couper le souffle.

Il me reste tout juste deux mois pour découvrir une île tout aussi grande que la France en superficie, va falloir faire des choix! On ne peut pas tout voir, ni tout faire. Il n’y a pas de mauvais choix!!

J’ai beau avoir fait un plan des routes et de choses qui valent le détour… Je me dis à quoi bon! Le meilleur des voyages est celui rempli de surprises et de rebondissements ; mieux vaut alors ne rien prévoir et vivre ces moments imprévus pleinement.
La météo est la première à m’indiquer ce qu’il est bon de faire ou de ne pas faire. La côte ouest sous un déluge : oubli! (Ici, il peut tomber autant d’eau dans une journée que trois mois dans le Jura!). Sans oublier les dangers  du printemps dus à la fonte des neiges : torrents et rivières plus puissants, pas de pont, avalanches, etc.

Deux, trois contacts  croisés durant ma saison d’hiver voyagent au même endroit et même moment que moi, pourquoi ne pas partager des moments de rando et des nuits de cabane?!

La côte ouest avec Jeff, le Chef cuisto de Temple Bassin ski club. Rando jusqu’à la petite cabane perdue sur le sommet Mt Brown, la tête dans les nuages! Je voulais du dénivelé positif. Et bien j’ai été servis! Une pente , ou plutôt un mur à gravir! Sur la carte, la cabane est toute proche, mais elle est perchée. Y monter est un bon défi. Au matin, les nuages se dispersent et offrent une atmosphère cotonneuse dans une douce lumière matinale et humide.

Je continue la route avec Jeff, direction Copland Track, fenêtre météo très courte… Point grave! le paysage et la source d’eau chaude de Welcome Flat valent le coup d’être trempé jusqu’à la moelle. La première journée est magnifique, chaude et ensoleillée. Pas de point d’eau au départ?! Pas de panique, la Nouvelle Zélande est traversée par de nombreux ruisseaux et rivières. Après quelques heures de marche qu’ il est réconfortant de se trouver dans un bon bain chaud d’argile verte! Parait que c’est bon pour la peau, ce truc. Une bonne nuit, et  le lendemain retour sous des trombes d’eau (again and again, and again and again, the rain still sound the same. Le sentier n’est plus qu’un ruisseau ; quelques torrents éphémères à traverser ; inutile de chercher la partie émergée de quelques pierres, tout est sous l’eau mon capitain! La méthode Kiwi s’avère très efficace : mouillé pour mouillé, faut pas se poser de questions et y aller!

J’ai eu une « touch » avec des fous de neige et de montagnes, ils sont en mode ski touring. Oh putain, c’est tentant!!! Jeff et moi, nous prenons alors des chemins différents : direction Queestown! Je retrouve  mes collègues du ski club Broken River pour une soirée tranquille et quelques flâneries touristiques. Rien de plus avant l’arrivée de Kyle, Zack Wigley et Holly , lesquels doivent me prendre au passage pour monter sur Routeburn!

Routeburn, Great walk, hors saison… Les cabanes sont calmes ; peu de monde ; encore un peu de neige sur le sentier ; des risques d’avalanches. Peu de gens s’y aventurent. Il reste de la neige sur les sommets qui entourent le sentier du départ. La-haut se trouve notre terrain de jeu pour les deux jours à venir.

Le paysage est à couper le souffle! Selon Kyle, ça ressemble à la Norvège. Lacs, montagnes, torrents, tourbières : un cocktail qui fait rêver et voyager. La météo n’est pas toujours avec nous, certains sommets ont donc été sacrifiés! La loi de la montagne.

Mauvaise météo. Pas de ski pour la semaine à venir. Une journée de belle, Milford Sound n’est pas si loin! Allez, on fait le détour pour voir cette 8ème merveille du monde. J’avais comme projet de randonner dans cette région, mais la météo étant ce qu’elle est… l’idée de départ s’est simplement transformée en croisière sur le Milford Sound. Au programme : kayak, dîner, soirée, cascades, etc.
Les milfords sont des terres humides et sauvages, entourées de montagnes très découpées et très pentues ; leurs flancs sont souvent des murs où de nombreuses cascades se frayent un chemin les jours de grandes pluies.

Après cette unique journée ensoleillée à naviguer entre les milfords, direction les côtes plus clémentes. Un passage rapide sur Dunedin, puis remonter gentiment en direction de Christchurch afin de récupérer plus de matériels pour skier dans l’Otago, Mont Cook village et Tasman Glacier.

Au programme : 4 nuits à Kelman Hut et ski de rando en étoile, donc. Inutile de préciser : il nous faut une fois encore jongler avec la météo et les bonnes ou mauvaises situations. Au delà d’une obligation, c’est devenu comme une habitude « Travel Safe guys ».

Peu de mots me viennent pour décrire cette montagne. Elle est juste… « huge » . Tellement immense qu’on en perdrait la tête. Quel choc se fut de redescendre et de réaliser que le printemps  est déjà là, à promettre un été coloré et gazouillant…

La suite pour plus tard. Pour le moment je prends la direction « ‘île du nord ». A moi les volcans, les merveilles géothermiques et les vertes prairies de la Comté au milieu desquelles je me trouverais bientôt à faire du woofing dans une ferme!

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Une réflexion sur “L’après ski, non juste l’après saison!

  1. Rooooo les photos sont à couper le souffle !!!!! Superbe !!! Amaiiiiizing !!!!
    Belle aventure en tout cas, à tout point de vue apparemment !
    Cool Cool !!
    Bonne île du Nord !!! 😉

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